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Préserver sa santé mentale

Nous sommes nombreux à avoir commencé cette nouvelle année le cœur lourd.
Après la tragédie survenue à Crans-Montana, beaucoup d’entre nous se sentent encore sous le choc.

J’ai longtemps hésité avant de t’écrire ces mots pour te souhaiter la bonne année, car l’élan n’y était pas… et pourtant, je ressens aujourd’hui le besoin de t’envoyer un message de douceur, de soutien et d’espoir.

Avec le froid intense et la grippe qui circule, nos corps sont déjà mis à rude épreuve. Et lorsqu’un choc émotionnel aussi fort s’ajoute, c’est tout notre être qui se retrouve fragilisé. Même si nous n’avons pas tous vécu l’événement directement, nous avons été touchés, de près ou de loin. Certaines personnes ont traversé des moments terrifiants, d’autres ressentent encore une sidération, une fatigue émotionnelle, une tristesse profonde.

Dans ces moments-là, le corps fait ce qu’il peut pour nous protéger. Il se met parfois en mode « survie ». Le système immunitaire peut s’affaiblir, tout comme notre équilibre émotionnel.

C’est pour cela que j’ai envie, à ma façon, de t’offrir quelques repères pour prendre soin de toi et de ta famille, avec beaucoup de bienveillance.

Quand l’émotion est trop forte, le corps parle

Après un événement choquant, que ce soit un drame, un licenciement, la peur de mourir ou un profond sentiment d’impuissance, les réactions peuvent être très différentes d’une personne à l’autre :

Fatigue intense, troubles du sommeil, perte d’appétit ou au contraire envies incontrôlées de sucre, besoin de silence, difficultés à parler de ce que l’on ressent, trous de mémoire, anxiété, sentiment de honte ou envie de tout garder pour soi.

Parfois, ces réactions apparaissent immédiatement. Parfois plus tard, des mois ou même des années après, à la faveur d’un déclencheur :

Une odeur, un lieu, une musique, une image.

Tout cela est humain.

Et surtout : rien de tout cela n’est un signe de faiblesse.


Conseils pour soutenir ta santé mentale

  • Autorise-toi à ralentir. Tu n’as pas besoin d’aller bien tout de suite.

  • Mets des mots sur ce que tu ressens, même brièvement, à l’écrit ou à l’oral.

  • Le lien social à son importance : une discussion, un message, une présence peuvent déjà alléger beaucoup.

  • Si tu en ressens le besoin, n’hésite jamais à demander de l’aide professionnelle — auprès de ton médecin, d’une psychologue ou d’un thérapeute holistique. Prendre soin de sa santé mentale est un véritable acte de courage.


La nutrition comme alliée

Quand le corps est sous tension, il a besoin de douceur, mais aussi de nutriments clés pour soutenir le système nerveux et l’équilibre émotionnel.

Voici quelques pistes simples et à porter de tous :

  • Miser sur les oméga-3, véritables alliés du cerveau et de l’humeur : poissons gras, noix, graines de lin ou de chia.

  • Soutenir la production de sérotonine avec des aliments riches en tryptophane : œufs, légumineuses, flocons d’avoine, graines de courge.

  • Apporter du magnésium, essentiel en période de stress : légumes verts, amandes, chocolat noir de qualité.

  • Privilégier des repas chauds, réconfortants et nourrissants : soupes, bouillons, plats mijotés, qui apaisent autant le corps que l’esprit.

  • S’hydrater régulièrement, même sans sensation de soif.

  • Et surtout, faire la paix avec son assiette : ce n’est pas le moment de viser la perfection, mais la régularité et la bienveillance envers soi-même.

Et si cette année devenait celle où l’on s’autorise enfin à prendre soin de soi, mais sérieusement !

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